J’aimerai vous raconter une belle histoire : celle de ma découverte et de mon coup de foudre pour l’œuvre du père jésuite Joseph-Marie Amiot et ma volonté d’en savoir plus sur lui. Je voulais aller plus loin que tous ceux qui avaient tenté d’écrire sur lui ou sur l’Art de la guerre, aller aux sources et vous transférer mes découvertes.
Mais reprenons les choses depuis le début. La Collection Réussir en Chine n’était pas encore née, mais je savais qu’il fallait que je propose aux investisseurs et passionnés des Chines un document sur la stratégie chinoise. L’Art de la Guerre, entre autres livres, s’est très vite imposé à moi. Pourtant, bien des commentaires ont été écrits sur ce document mais je n’en ai pas trouvé un seul qui pouvait, en français, aider des individus à mieux comprendre la stratégie des affaires à la chinoise. J’achetais donc ce que je trouvais en kiosque, en fait sept différentes traductions que je lis goulûment.
Comme je m’y attendais, ces auteurs ne semblaient pas d’accord sur un certain nombre de points et il me fallut faire des recherches complémentaires pour y voir plus clair, pour non seulement vous apporter une lecture orientée « Affaires », mais vous livrer un document fiable sur le plan historique (j’ai en fait découvert bien des erreurs et à peu près chez un nombre important d’éditeurs).
Quand je découvris le père Amiot, je compris que vu le détournement qui avait été fait de son document original, il me fallait revenir à la source : à sa première édition.
Après bien des recherches, finalement je mis la main sur le document de 1772: un vrai moment d’émotion.
Nous avons donc le texte original et mon travail d’écriture peut commencer dont je rappelle le but essentiel : faciliter la compréhension du travail de Sun Zi dans la traduction de Amiot ; appeler à la rescousse sur des points concrets d’autres traducteurs lorsque pertinent ; interpréter une partie de l’œuvre du stratège chinois dans un essai appliqué au monde des affaires mais plus que tout autre :
ACCELERER VOTRE COURBE D’APPRENTISSAGE EN CHINE.
Je souhaite vous faire toucher du doigt la complexité de la stratégie indirecte et, par là même, vous pousser à vous préparer aux frustrations d’un monde que nous ne pouvons comprendre sans apprentissage.
Pendant que je commençais mon travail d’écriture, je voulais de même en
savoir plus sur les jésuites, le père Amiot et la présence jésuite sur le sol chinois, et notamment à Pékin.
J’ai découvert une communauté d’intellectuels et chercheurs et d’hommes de bien qui m’ont surpris tant leur dévouement fut grand. Bien qu’il nous faille rester modéré dans notre vision de l’histoire chrétienne (comme de toutes les autres religions ou philosophies) sur le sol chinois, l’œuvre et l’histoire du père Amiot nous laissent facilement admiratifs.
Peinture du père Joseph-Marie Amiot
C’est dans un musée de Pékin que l’on ne peut trouver que j’ai finalement pu identifier la pierre tombale du jésuite avec celle d’autres jésuites de première envergure, et dont l’image reste positive aux yeux des Chinois reconnaissant leur œuvre créatrice et souvent très concrète pour le bien-être du plus grand nombre.
Le musée que l’on ne peut trouver
Le musée et la pierre tombale vue (je vous engage à le visiter si vous passez par Pékin, vous trouverez l’adresse dans le livre), je me demandais où pouvait bien se trouver la sépulture de notre père Joseph-Marie. Contrairement à ce que je crus en arrivant dans le musée (la pierre tombale étant à l’extérieur au milieu d’autres tel un cimetière), sa dépouille ne reposait pas là.
La pierre tombale du jésuite
Hommage au père Amiot
L’inscription près de sa pierre tombale.
Voici la traduction : « Pierre tombale de Qian de Ming (le nom chinois du Père Amiot) en l’an 58 de l’empereur Qian Long, dynastie Qing (correspondant à l’année 1793 du calendrier Chrétien). Le lieu d’origine de la tombe se trouve dans le temple Zhengfu du village Zhang Hua dans le district de Haidan. »
Photo de la stèle intitulée « Tombstones of the Jesuits » érigée par le pouvoir chinois en reconnaissance des actions des jésuites en Chine.
Il y est écrit : « Les pierres tombales des jésuites, que vous trouverez ici, furent originellement érigées sur le cimetière du temple Zhengfu à Pékin. La Compagnie de Jésus était une organisation religieuse faisant partie des Ordres et Congrégations issues du Catholicisme. Les jésuites parcourant la Chine durant les dynasties Ming et Qing, travaillèrent d’une part à leur tâche principale de missionnaires, et d’autre part apportèrent à la Chine le savoir scientifique moderne et à l’Europe les sciences et civilisations chinoises. »
La stèle nous donnait le nom d’un ancien temple (Zhengfu Temple) qui avait certainement disparu depuis longtemps. Il n’en fallait pas moins pour que je parte sur sa trace à Pékin.
Là encore, il a fallu faire de nouvelles recherches et identifier la mission jésuite, ce temple Zhengfu de l’époque, le village de Zhang Hua et la zone sur laquelle plus de 200 ans plus tôt, Amiot reposait et une mission jésuite existait.
Nos guides chinois vont nous montrer le lieu de l’ancien temple Zhengfu, entre autres.
Mei Fan et Kevin Ho de la compagnie DX, Co. Ltd (notre compagnie en Chine) entourant nos guides lors de notre petite expédition autour de Pékin.
Nous trouvâmes des guides qui nous montrèrent non seulement ce vestige étrange vu plus bas, mais la zone du temple.
Le Hutong où nous avons découvert une pierre qui pourrait être issue du fronton de l’ancien temple.
La pierre en question. Une énigme !
Cette honorable et solide octogénaire (voir la photo plus haut) nous parla d’une histoire bien étrange autour d’étrangers venus un jour sur ce territoire, munis d’un livre très ancien, à la recherche de trois anciens puits. Une histoire bien étrange digne des récits d’enquêtes du juge Ti. Je vous la raconterai un jour à l’occasion d’une rencontre autour d’un bon thé.
Mur de l’ancien temple (partie basse).
Mur dont la structure basse serait d’époque, bétonnée néanmoins.
Une partie du terrain de l’ancien temple.
Le deuxième bâtiment en partant de la droite est une église chrétienne.
Je n’ai pas su comprendre de quelle congrégation il s’agissait. Il semble que cela relève plutôt du culte protestant.
Une partie du bâtiment chrétien en question.
Environ 8 à 10 Chrétiens chinois se retrouvent en prière chaque matin. On compte environ 80 à 90 croyants chaque dimanche.
Le terrain où se situait le temple Zhengfu.
Mon émotion fut réellement forte lorsque je me suis fait dire que la sépulture du père Amiot, comme celle d’autres jésuites, devait certainement se trouver sous le bâtiment, centre d’affaires Jinbaihan que vous trouvez plus bas.
Centre d’affaires Jianbaihan.
Bien sûr, la révolution culturelle, de triste mémoire pour les peuples chinois, était passée par là et le temple fut détruit. Je ne pouvais évidemment m’attendre à ce que la mission et en particulier le lieu où reposaient d’autres jésuites seraient encore debout et en excellent état.
Cela fait mal finalement et nous ramène à nous-mêmes et à notre propre finitude. En ce sens, je me suis senti proche de cet homme. Pendant cette triste visite sur ce lieu où ses restes sont supposés enfouis sous les combles d’un centre d’affaires, ma peine fut grande.
Nous ne pouvons en vouloir à personne car personne n’est responsable en tant que tel. Son œuvre demeure et a traversé les siècles, son écriture perdure, sa trace ne sera pas effacée, et son document brut est là et pourra être entre vos mains lorsque vous le déciderez.
J’ai tenu à vous laisser aussi la langue d’origine, un vieux « François » qui vous paraîtra étonnamment proche et pourtant différent.
Vous reconnaîtrez l’humilité de cet intellectuel passionné au travers de ses commentaires précédant sa traduction. Vous vous approprierez un morceau du patrimoine francophone (et de toute façon mondial) qui vous appartient de plein droit.
Je me suis ensuite évadé pour emporter avec moi dans mes bagages pour Yangshuo (un lieu de retraite hors période estivale) tous mes travaux, réflexions et expériences avec un jésuite de mes amis âgé de plus de 288 ans. C’est pendant cette retraite, seul dans un environnement fascinant, que j’ai rédigé la longue introduction qui inclut aussi deux chapitres, le livre second (un essai comportant 5 chapitres) et la conclusion. J’ai travaillé en parallèle avec cinq différentes traductions et passé l’écriture au travers de mes années d’expériences en Chine et de celles de mes amis investisseurs chinois.
J’espère sincèrement que ce document, ou plutôt devrais-je dire cette courte épopée digne des enquêtes du juge Ti, facilitera votre apprentissage sur la voie du succès qui vous attend certainement en Chine, si vous choisissez de ne pas partir à l’aventure.
Pour commander ce document unique dans lequel ont participé Sun Zi, Amiot, et votre humble serviteur et de nombreux hommes et femmes d’affaires par l’expérience qu’ils m’ont confiée, cliquez sur le menu du haut intitulé "commander" et vous serez transporté dans un environnement totalement sécurisé pour commander en ligne.
J'aimerai avant que vous continuiez à surfer, vous faire écouter un enregistrement en studio que j'ai préparé pour vous et qui vous donnera une idée encore plus précise de ce que ce livre vous partage. Vous allez aussi prendre du plaisir à écouter cette musique traditionnelle chinoise que nous avons mixé sur cet enregistrement audio.
Choisissez d’accélérer votre apprentissage !
Bonne lecture et bonne chance, bien que la chance ne peut remplacer une bonne préparation.
Adrien L. Beaulieu
http://www.adrienbeaulieu.com
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